Équitation comportementale, équitation éthologique, éthologie, késako?

« Éthologie » vient du grec “éthos” = comportement + “logos” = science

L’éthologie est donc une science qui étudie le comportement des animaux dans leur milieu naturel. Nous parlerons d’éthologie appliquée pour l’étude du comportement des animaux dans leur milieu domestique. L’éthologie n’a donc rien à voir avec une quelconque façon de monter à cheval. Si vous faites de l’éthologie, vous observez et étudiez le cheval sans entrer en interaction avec lui.

L’adjectif « éthologique » est pourtant entré dans les mœurs, choisi par la Fédération Française d’Equitation pour désigner les fameux « savoirs d’équitation éthologiques », il est maintenant toléré par les éthologues, les vrais (ceux qui ont fait des études scientifiques).

Je préfère donc employer le terme équitation comportementale pour cette équitation dite « éthologique ».

 

Mais qu’est-ce que c’est au final ?

L’équitation comportementale est donc une équitation qui se base sur les moyens de communication qu’emploient les chevaux pour communiquer entre eux. Il s’agit essentiellement d’une communication gestuelle/corporelle. Mais c’est aussi une équitation qui tient compte des études éthologiques sur les principes d’apprentissage des animaux et plus particulièrement des chevaux. Nous parlerons d’apprentissages associatifs et non associatifs.

Dans les apprentissages associatifs, nous avons, entre autre, les renforcements et les punitions qui selon les termes scientifiques peuvent être « positifs » (en référence à l’addition) ou « négatifs » (en référence à la soustraction).

Petit résumé :

Positifs (+) Négatifs (-)
Renforcements Ajouter quelque chose d’ « agréable »Ex. : friandise, gratouilles Retirer quelque chose de « désagréable »Ex. : inconfort, pression
Punitions Ajouter quelque chose de « désagréable »Ex. : claque Retirer quelque chose d’« agréable »Ex. : enlever une source d’alimentation

Les scientifiques s’accordent pour dire qu’un cheval n’apprend pas avec des punitions et est plus motivé avec un renforcement positif plutôt qu’un renforcement négatif.

Les méthodes « traditionnelles » d’équitation éthologique se basent essentiellement sur des notions de « confort-inconfort », donc sur du renforcement négatif.

Pour le renforcement positif, nous avons notamment les techniques du « clicker training ».

Certaines personnes ne veulent pas entendre parler de renforcement « négatif », souhaitant supprimer toutes contraintes de la relation avec leur cheval. Je pense qu’elles ne se rendent pas compte à quel point on emploie le renforcement négatif à partir du moment où on met un licol à un cheval (un minimum de pressions ou tensions idéalement relâchées à la moindre réponse positive du cheval). Se passer de renforcements négatifs est complètement utopique. Il serait déjà bien qu’il soit systématique dans l’apprentissage, tant du cheval que du cavalier; ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

 

Claire Stevenaert, Spécialiste en équitation comportementale, dite « éthologique », www.equi-claire.be

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